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« Plus qu’une simple obligation, la facturation électronique est un levier de compétitivité », Johannes Fetz, Directeur Général d’Eureka Technology.

Les professionnels ont la parole

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La réforme de la facturation électronique entrera en vigueur à compter du 1er septembre 2026. Pour les acteurs du transport, cette réforme incarne plus qu’un changement administratif. Johannes Fetz, Directeur Général d’Eureka Technology, éditeur du logiciel TMS Dispatch +, livre trois bonnes pratiques à mettre en place pour aider le secteur du transport à se préparer avant l’échéance.

À la clé : réduction de litiges, automatisation des opérations, accélération du traitement des factures, ou bien encore la garantie de conformité et de maîtrise des coûts.

Johannes Fetz, Directeur Général d'Eureka Technology, spécialiste des solutions TMS.

En France, l’anticipation de la facturation électronique n’est pas monnaie courante. À l’échelle nationale, la DGFiP (Direction Générale des Finances Publiques) indiquait qu’environ 500.000 entreprises avaient activé une adresse de réception début 2026, pour près de 7.000.000 d’entreprises devant être prêtes. Ce qui démontre que l’immense majorité du tissu économique, transport compris, part quasiment de zéro. Avec cette nouvelle ère réglementaire, le transport pourrait entrer dans une logique de pilotage beaucoup plus fine, avec un délai réduit entre la livraison et l’émission de la facture. Encore faut-il préparer le terrain suffisamment en amont pour être prêt le Jour J. Voici trois conseils pour anticiper l’arrivée de la facturation électronique et en tirer les meilleurs bénéfices.

Trier les données pour éviter les doublons et les oublis

Les meilleurs enseignements viennent de ceux qui ont déjà une première expérience de la facturation électronique. La Belgique s’inscrit comme un cas d’école très utile. Pour cause : les retours belges convergent tous vers un point essentiel, à savoir la qualité des données. Une facture structurée est rejetée si une donnée manque ou est fausse, ce qui conduit les entreprises à passer plus de temps à corriger leurs données fournisseurs et clients, numéros de TVA, adresses, identifiants. L’erreur est donc de sous-estimer ce qui peut être déjà traité en amont, c’est-à-dire le nettoyage et la mise à jour de la base clients, souvent propices aux doublons ou à l’obsolescence des données. Prendre le temps de faire le tri et de tester ses outils avant l’échéance évite les mauvaises surprises et les retards dans l’organisation.

Opter pour un TMS homologué dans le cadre d’un meilleur suivi administratif

Avant la réforme, le TMS était souvent décorrélé de la facture, qui était restituée ailleurs dans la comptabilité, parfois à la main – d’où les écarts, les oublis et les litiges. Désormais, la place du TMS est centrale car une facture structurée ne tolère pas l’à peu près mais doit être alimentée par des données justes et exploitables. Le véritable enjeu n’est en effet pas tant la conformité que l’automatisation dans un domaine du transport au sein duquel la facturation est complexe (tarifs variables, index gazole, péages, temps d’attente, multi-segments, pièces jointes lourdes comme la lettre de voiture ou les bons de livraison, etc.). Il doit donc évoluer en se connectant aux plateformes agréées et aux réseaux d’échange tout en garantissant la qualité et la complétude de la donnée en amont, pour que la facture passe du premier coup. C’est ce que fait déjà notre outil Dispatch +, qui intègre l’ensemble de ces contraintes pour subvenir aux besoins des transporteurs de l’Hexagone comme ceux faisant du transport international.

Anticiper les investissements pour mieux maîtriser les coûts

Autre point, et non des moindres : préparer l’arrivée de la facturation électronique nécessite de comprendre les différents changements internes et les postes de dépenses impliqués dans cette transformation réglementaire. À court terme, certains postes vont connaître une hausse, comme l’abonnement à une plateforme agréée, l’intégration informatique et la mise à niveau du TMS (système de gestion du transport) ou de l’ERP (progiciel de gestion intégré). La formation des équipes ou encore le traitement des pièces jointes lourdes comme les lettres de voiture ou les preuves de livraison s’appesantiront aussi selon le modèle de tarification de la plateforme. 

À l’inverse, à moyen terme, d’autres postes baisseront nettement et plus fortement avec la disparition du papier, de l’impression et de l’affranchissement. La ressaisie manuelle et le coût de gestion des litiges chuteront également car une facturation structurée et tracée laisse moins de place à la contestation.

Le coût du retard de paiement, quant à lui, reculera puisqu’une facture juste et acceptée du premier coup est payée plus vite. Or, pour un secteur à faible marge comme le transport, récupérer quelques points de coûts administratifs et de litiges n’a rien d’anecdotique, cela peut même faire la différence entre une affaire rentable et une affaire qui ne l’est pas. S’il s’avère difficile de donner un pourcentage d’économies dégagées, on peut déjà estimer que l’impact sera positif et que le gain émanera de trois sources que sont la productivité administrative, la trésorerie et la donnée. 

Plus qu’une simple obligation, la facturation électronique est un levier de compétitivité pour qui veut bien l’anticiper. Pour le transporteur, l’effet le plus tangible portera directement sur sa trésorerie, car facturer plus tôt, c’est encaisser plus tôt sans risque de rupture ni de ressaisie.

Johannes Fetz, Directeur Général d’Eureka Technology

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