
La Chambre régionale de commerce et d’industrie de Bretagne appelle à vous mobiliser et à apporter votre soutien à son action en signant la motion pour dire NON à la taxe Borloo en Bretagne, avant le 30 janvier 2009 !
Ceci est un message de la CRCI de Bretagne :
Pour signer, allez visiter ce lien : CRCI
1ère raison
Il n’y a pas actuellement d’alternative satisfaisante au camion pour le transport de fret au sein de notre région.
La taxe, en augmentant le coût du transport par route, vise à inciter le report du trafic vers des modes alternatifs au camion. Mais la situation géographique fait qu’en Bretagne il n’y a pas actuellement d’alternative possible au camion pour les échanges internes ou les exportations de nos productions. Taxer les camions dans notre région n’aurait donc pour effet que de renchérir le coût des produits bretons et inciter à les produire ailleurs sans pour autant favoriser le développement du fret ferroviaire, maritime ou ... fluvial !
2ème raison
Il n’y a pas de flux camionné de transit en Bretagne mais uniquement un transport poids-lourds au service de l’activité des entreprises et des territoires bretons.
La taxe, en augmentant le coût de passage sur le réseau routier non concédé, cherche à dissuader l’usage des routes gratuites par les camions étrangers transitant sur le sol national sans y produire de retombées. Le Président de la République l’a clairement énoncé lors du Grenelle de l’Environnement. Mais en Bretagne, il n’y a pas de flux de transit, le transport routier est au service exclusif du territoire. Taxer les camions dans notre région, c’est donc pénaliser uniquement les flux économiques locaux, renchérir nos productions et malmener la compétitivité de notre territoire !
3ème raison
La taxe pénalisera des filières économiques bretonnes déjà fragiles.
Elle taxera principalement dans notre région les produits de la pêche, de l’agriculture et de l’agroalimentaire qui représentent 40% des flux routiers bretons en volume. Taxer les camions bretons, c’est donc principalement taxer des activités à faible taux de valeur ajoutée pour lesquelles le coût du transport est une composante essentielle du prix de revient. Pénaliser ces activités dans le contexte de mutation des autres filières majeures bretonnes (TIC, automobile, construction navale, tourisme), c’est handicaper lourdement et durablement les perspectives de développement du système industriel breton.
4ème raison
La Bretagne paiera 3 fois plus de taxe qu’elle ne pèse dans l’économie nationale !
La taxe s’appliquera sur le réseau routier national non concédé. Compte tenu du poids de la Bretagne dans ce réseau à l’échelle de l’hexagone et compte tenu de la nature de nos flux qui dépendent encore plus qu’ailleurs du camion, notre région contribuerait à environ 12% du produit national de la taxe Borloo alors que la Bretagne ne représente que 4,5% du PIB national. Taxer les camions dans notre région, c’est donc prélever injustement sur la Bretagne une partie excessive de la richesse qu’elle crée sans qu’aucune compensation ou transfert ne soient envisagés.
Mobilisez-vous ! Le législateur a retenu le principe de minorer de 25% pour le seul département du Finistère le taux de cette taxe sur le transport routier de marchandises qui devrait s’appliquer à partir de 2011. Il a également prévu une étude d’impact préalable à la mise en œuvre de ce nouvel impôt. Tout cela reste grandement insuffisant.
Les représentants économiques bretons considèrent cette situation inacceptable et injuste car la taxe constitue une menace lourde pour les entreprises bretonnes, pour l’emploi et pour la cohésion territoriale au travers des risques de concentration et de délocalisation d’activités qu’elle génère.
Les acteurs économiques bretons sont attachés à la protection de l’environnement et favorables au déploiement de modes de production et de transports durables. Ils affirment que les dispositions actuelles prévues pour la taxe créent une distorsion de concurrence préjudiciable au tissu économique et social de notre région et à sa contribution à l’économie nationale. Ils demandent en conséquence que ces dispositions soient reconsidérées.
C’est pourquoi nous vous appelons à vous mobiliser et apporter votre soutien à notre action en signant la motion ci-jointe avant le 30 janvier 2009.