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Mon Job, c’est de transporter des déchets verts !

My Job My Truck : conducteur routier de camion-benne à fond mouvant - Stéphane Jouan



À votre avis, quels points communs peut-on trouver entre le métier d’agriculteur et celui de conducteur routier ? À première vue, ce n’est pas forcément évident, mais assurément, chez Truckeditions, nous allons vous répondre en vous parlant de Stéphane Jouan et de son parcours professionnel, et c’est à Treillières que nous l’avons retrouvé de très bonne heure, déjà au volant de son camion benne à fond mouvant à la sortie du site des Transports SF, basés en Pays de Loire, pour l’accompagner dans sa mission du mardi : du transport de déchets verts dans le pays de Redon en Bretagne.

Stéphane arbore la sagesse des professionnels qui ont expérimenté plusieurs chemins, c’est un travailleur pragmatique, qui a su, au fil de son parcours, rester fidèle à son attachement à la terre et à son premier métier d’agriculteur, en effet, à 56 ans, il cumule déjà trois vies professionnelles, après 13 années dans l’agriculture, puis 7 années dans la messagerie (transport de colis), il a finalement trouvé son équilibre en assemblant ces 2 métiers, il est maintenant conducteur routier de camion benne à fond mouvant et transporte principalement des déchets verts depuis 2010, tout en continuant à transporter, de temps à autres, des palettes de lait, et oui... Il est cohérent jusqu’au bout, ça ne s’invente pas !

Dans ce deuxième épisode de My Job My Truck, nous allons à la rencontre une fois de plus d’un conducteur routier, à travers son quotidien, pendant une journée de travail qui va être l’occasion de, non seulement découvrir son métier, mais aussi ses valeurs et sa manière de vivre son métier, et c’est Volvo Trucks France qui accompagne cette démarche en partenariat avec Truckeditions. Alors laissons la parole à Stéphane...

Stéphane : « Le transport, un métier qui procure une certaine liberté, que d’autres n’ont pas »

« J’ai commencé ma carrière en étant agriculteur et j’ai arrêté pour des raisons financières plutôt que de m’enfoncer.
Je souhaitais aller dans le transport parce qu’il y a, quand même, une certaine liberté, que les autres métiers n’ont pas.
Aussi, j’ai rencontré Sylvain Pucel, dirigeant des Transports SF, qui m’a embauché.
J’ai commencé en faisant de la messagerie avec du transport de petits colis et ensuite j’ai souhaité m’investir un peu plus en passant les permis poids lourds et M. Pucel m’a donné ma chance et cela fait maintenant 11 années que je conduis des poids lourds. »

Patience est mère de sagesse, c’est ce que Stéphane Jouan pourrait nous enseigner : notre époque empreinte de vitesse, nous impose souvent de brûler des étapes, mais les choix professionnels de Stéphane nous décrivent une tout autre méthode, plus construite et plus avisée.
Il a su, après sa vie très investie d’agriculteur, trouver le métier qui pourrait lui donner la sensation de liberté dont il a besoin au quotidien.
La messagerie a été une étape pour bien repositionner ses véritables aspirations : le retour à une activité plus proche de la nature et de son premier métier a été sensiblement un paramètre décisif pour finalement transporter des déchets verts. CQFD !

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Stéphane : « Je charge des déchets verts ! »

Mais revenons à notre journée avec Stéphane. Lors de ses différents chargements, les tonnages transportés peuvent variés, cela est dû en partie à la nature des déchets, en outre quand ceux-ci sont bruts, par exemple des branchages ou de la tonte de pelouse, l’espace occupé dans la benne est moins optimisé, et le poids transporté est donc moins important, cela donne en général une charge de 12 à 14 tonnes. Si par contre les déchets ont déjà été traités, en général ils sont broyés, alors le poids monte vite jusqu’à un total de 26 à 27 tonnes, la matière étant plus condensée.

« Par exemple, ma mission d’aujourd’hui c’est de récupérer les déchets verts bruts dans les déchetteries du pays de Redon pour les emmener à une plateforme de compostage ».
Pour assurer sa mission en totale autonomie, Stéphane doit charger les végétaux dans sa benne à l’aide d’un chariot télescopique Manitou, et oui, il a aussi le CACES. Ensuite, après leur transport effectif, les déchets sont déchargés grâce à la benne à fond mouvant qui permet de pousser au fur et à mesure la charge à l’extérieur de la caisse, Stéphane nous fait une super démo dans le reportage My Job My Truck. Rassemblés en un même point, les déchets sont ensuite traités pour être transformer en compost.

Stéphane : « On n’a pas le choix, il faut de la solidarité sur la route ! »

C’est après un rond-point que Stéphane s’arrête pour répondre à un de ses collègues qui ne connait pas la région.
Pour lui, c’est un devoir de renseigner ses comparses, cette solidarité est naturelle et basée sur le fait que chaque conducteur a un planning à honorer auprès de ses clients et auprès de son entreprise, tout en respectant la législation inhérente aux heures travaillées et aux heures de conduite précisément, c’est à cela que sert le tachygraphe et donc, il faut aider les collègues à rationaliser leur planning, il n’est pas question de perdre du temps en cherchant le lieu de livraison, alors on s’entraide, c’est juste du bon sens.

Aussi, Stéphane ajoute que le réseau routier impose également à des ensembles articulés comme le sien, tout comme aux autres d’ailleurs, de bien respecter les vitesses de sécurité préconisées par la région, qui changent très souvent.
Ici un ralentissement lié à des travaux, là un changement de circulation, il faut vraiment être vigilant, d’autant que Stéphane roule souvent sur le réseau routier secondaire, la limite c’est 60 km/h la plupart du temps alors pas question de ne pas être sur le coup pour la sécurité.

Stéphane : « Moi, je conduis un Volvo FMX 540 X-Track avec une benne à fond mouvant »

Depuis 2015, Stéphane conduit un Volvo FMX 540 X-Track, qui est pour lui, très approprié et pratique notamment au niveau de la montée et de la descente de la cabine, Stéphane fait beaucoup d’allées et venues toute la journée et donc le fait que la cabine soit plus basse est vraiment un plus pour lui.
Le FMX est un camion tout à fait adapté à l’approche-chantier, Stéphane peut au quotidien exécuter jusqu’à 12 trajets pour délivrer ses déchets verts, autant de moments où les fonctionnalités du FMX X-Track sont à propos, on peut parler ici des situations où le camion a besoin de se sortir de situations difficiles, c’est à ce moment que se met en place au niveau du pont avant une aide à la motricité, d’une base en 4X2, le tracteur arrive à une motricité proche du 4X4 pour se sortir d’un mauvais pas, et ensuite de retour sur la route, la fonction se désenclenche pour revenir en 4X2.

Stéphane apprécie le fait de bénéficier des aides à la conduite et en particulier des régulateurs et limiteurs de vitesse, ils lui sont très utiles entre autres sécurités pour conserver les points de son permis de conduire, qui sont, il faut le souligner, vitaux à sa vie professionnelle.

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Stéphane : « Je fais un beau métier »

Stéphane Jouan fait partie de ces professionnels que l’on a plaisir à croiser, malgré des embûches, il a su tracer sa voie et rester fidèle à ses valeurs en choisissant un métier d’intérêt publique écoresponsable.
Alors si comme lui, vous voulez rester proche de la nature tout en étant conducteur routier, il n’y a plus qu’à passer votre CACES, si vous ne l’avez pas déjà ;)

Merci Stéphane pour ce beau partage dans My Job My Truck ;)


Catherine Godeloup Mahé pour Truckeditions 2021 © – Web-série My Job My Truck Ep 2

 

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Le topo My Job My Truck : les déchets verts en France
Il faut savoir qu’en France, les déchets verts, ou résidus d’origine végétale, représentent plus de 17 millions de m3 produits par année, ils sont générés par les résidus liés à l’entretien de nos espaces verts et aux activités de jardinage. Ces résidus d’origine végétale proviennent de nos tontes de pelouse, de la taille d’arbustes et de haies, de l’abattage des arbres ou encore des feuilles mortes.
Ils sont donc collectés et rassemblés pour faire du compost utilisé dans les cultures pour optimiser la fertilité des sols et pour la même mission avec la technique du paillage.
En outre, on fabrique également du biogaz avec ces résidus par des systèmes de méthanisation.
Cela produit ainsi de l’énergie motrice que l’on retrouve utilisée par certains camions avec des motorisation adaptées utilisant des biocarburants. La valorisation énergétique de ces déchets passe aussi par l’incinération, ils sont ici traités comme combustibles pour se chauffer.

Le saviez-vous ? Il est interdit de brûler des déchets verts dans son jardin depuis 2011, et pour cause, 50 kg de déchets brûlés à l’air libre génère autant de particules qu’une voiture thermique neuve en un trajet de 14 000 km.

Intervenants dans ce reportage video Truckeditions.com – Episode 2 My Job My Truck : Stéphane Jouan, Conducteur routier camion-benne fond mouvant – Transports SF, Vincent Mahé -Truckeditions.

Réalisation Vincent Mahé – Images additionnelles Sébastien Péresse – Directrice de production Catherine Mahé Godeloup - Production exécutive Lampyris Production - Musique Motion Array Rock long – Super Bowl Halftime Show – I feel beautiful – Daytime nap - Once in a lifetime – My Choise - Truckeditions 2021 ©

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Vous souhaitez plus d’infos sur le Volvo FMX

Retrouvez notre programme original MY JOB MY TRUCK avec Flavio Escudé qui nous parle de son métier de conducteur de camion-benne.


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Mon Job, c’est conducteur routier référent et formateur !

My Job My Truck : conducteur de camion électrique dans le BTP – Thierry Coudoux

On a trop tendance à penser que le métier de conducteur routier ne consiste qu’à véhiculer des marchandises d’un point à un autre, c’est évidemment plus compliqué et plus riche que cela, le transport est intimement lié à toutes les activités du commerce, de l’industrie, de la construction et de tant d’autres domaines, ce qui implique des connaissances métiers différentes pour chaque type de transport, ici nous serons précisément en approche chantier avec un porteur électrique pour le domaine du BTP, et surtout avec un conducteur au profil très particulier, pour qui le partage est une seconde nature.

Dans ce 4ème volet de la série My Job My Truck, toujours en partenariat avec Volvo Trucks France, c’est en région parisienne que nous avons rencontré Thierry Coudoux, conducteur référent et formateur pour le Groupe MAUFFREY.

Le point de ralliement pour accompagner Thierry, pendant cette journée, a été fixé directement à la base matériel de Bouygues Construction Matériel située à Chilly Mazarin, où il a commencé sa journée par expliquer à une collègue, Christina, la mise en charge de son porteur électrique. Une fois le chargement de matériels effectué et tous les éléments bien fixés au plateau, nous l’avons suivi à bord de son véhicule silencieux sur les routes d’Île-de-France.

Mon Job, c’est de transporter des céréales en vrac !

My Job My Truck : conducteur routier de camion avec benne céréalière - Stéphane Clément

Et si, dans l’absolu, nous savions tous, dès l’enfance, quel métier nous allions faire ? Vous allez nous répondre qu’à l’heure actuelle, ça n’arrive plus à personne, et bien nous vous démontrons que vous vous trompez, il y a encore des professionnels qui suivent un parcours mûrement réfléchi, guidé par la passion, et vous ne serez pas surpris si on vous parle de passion du camion :)

Aussi, c’est à l’occasion du 3ème épisode de My Job My Truck, toujours en partenariat avec Volvo Trucks France, que nous avons rencontré un de ces chanceux en la personne de Stéphane Clément, jeune conducteur routier de 36 ans qui sillonne les routes de France et de nos pays frontaliers depuis déjà 18 années.

Nous nous sommes donc retrouvés sur le site des Transports Piron, spécialistes du transport routier de vrac et de céréales, à St Méen-le-Grand (35), où Stéphane nous a accueilli dans son beau camion couleur soleil, pour une journée de missions en régional.
D’entrée de jeu, nous avons commencé avec une livraison de blé à une des nombreuses coopératives de la région, précisément à Montauban de Bretagne.

Tout en enfilant ses EPI, afin de monter sur l’échelle de la benne pour enrouler la bâche amovible de protection, il nous raconte ses premiers pas dans le transport après son entrée au lycée professionnel à 16 ans et l’obtention de son CAP et de son BEP.
Avec ses permis et sa FIMO en poche, enfin majeur, il transporte du meuble pendant trois années pour les Transports Guisnel, et est très vite embauché par M. Piron pour finalement transporter principalement des céréales et voici déjà 15 années qu’il travaille dans l’entreprise.