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Joseph Libner élu Président de la Fédération Française de la Carrosserie

Le 21 janvier dernier, le Conseil d’Administration de la Fédération Française de la Carrosserie s’est réuni pour procéder au renouvellement de ses instances, dont le mandat venait à expiration. Un nouveau Comité de Direction a été élu pour 4 ans par les 76 administrateurs représentant les trois branches de la FFC : constructeurs, équipementiers, réparateurs.

Joseph Libner, fondateur de la société de carrosserie Libner dans les Deux Sèvres, a été élu Président de la Fédération Française de la Carrosserie. Il succède ainsi à Guy Martin qui occupait le poste depuis 2005.

Joseph Libner a créé son entreprise à l’âge de 25 ans. Désormais basé à Saint-Maixent l’Ecole, il est aujourd’hui à la tête d’un Groupe qui emploie 250 personnes et réalise 35 millions d’euros de CA dont plus de 30 % à l’export.

« Je suis très heureux, après 45 ans dans ce métier passionnant, de m’engager dans cette nouvelle mission et de mettre à la disposition de mes confrères mon expérience et ma détermination pour continuer les projets entamés par Guy Martin. Je voudrais le remercier pour l’élan qu’il a su imprimer à la Fédération depuis quatre ans et salue le courage dont il a fait preuve pour réformer les statuts et redéfinir les missions, proposer une organisation moderne et transversale.

Pour ma part, dans la situation de crise économique que nous vivons, je me suis donné pour objectif de porter haut les ambitions de notre profession et en particulier de la mettre en valeur et en lumière auprès des institutions et des constructeurs automobiles, en France comme à Bruxelles.

Je souhaite aussi que notre profession trouve sa vraie place au sein de la Filière Automobile qu’il faut absolument voir se créer en France comme elle peut exister dans de grands pays comme l’Allemagne ou le Japon » a déclaré le nouveau Président de la FFC avant d’ajouter vouloir promouvoir en France et à l’international la vitrine de la profession qu’est le Salon Solutrans (Solutrans se déroulera à Eurexpo Lyon du 2 au 6 mars 2010).

En 2009, la Fédération Française de la Carrosserie s’est dotée d’un nouveau siège, rue Léon Jost à Paris 17e. Elle réunit les constructeurs, les réparateurs et les équipementiers et totalise aujourd’hui plus de 2 000 adhérents.

JOSEPH LIBNER
INTERVIEW EN 5 QUESTIONS

- Vous prenez vos fonctions dans un contexte économique difficile, voire terrible pour certains de vos collègues qui ont du cesser leur activité. Quelles seront les priorités du nouveau Président que vous êtes ?

« Je me suis donné pour objectif de porter haut les ambitions de notre profession. La crise est rude c’est vrai, mais elle permettra de montrer à quel point les carrossiers sont capables de s’adapter. Je veux comprendre quelles difficultés les entreprises rencontrent et comment elles les surmontent, faire partager les meilleures pratiques et mettre en action toute la solidarité de la filière. »

- En France, la Filière Automobile dont fait partie la carrosserie industrielle, n’est pas encore structurée. Le Ministre Estrosi le soulignait encore il y a quelques jours. Comment la FFC peut-elle apporter sa pierre à cet édifice à construire ?
« Les chantiers de la plateforme automobile sont nombreux et dans chacun d’eux nous pouvons apporter notre expérience et élaborer des propositions. Je pense en particulier aux chantiers sur l’innovation et aussi sur la qualification de l’emploi. En effet de nombreuses entreprises ont mis en œuvre des plans d’action astucieux : par exemple, pour faire face aux irrégularités de charge de production, les carrossiers industriels de certaines régions ont regroupés leurs spécialistes… d’autres ont alterné les équipes pour ne jamais fermer… nous avons beaucoup à partager avec nos collègues de la filière automobile en particulier au plan industriel ! »

- L’automobile, le transport en général, la mobilité sont en train de vivre une sorte de révolution avec l’arrivée, notamment, de nouvelles motorisations électriques ou hybrides. Les carrossiers français sont-ils prêts ?

« La carrosserie est depuis plusieurs siècles à l’origine de nombreuses innovations en matière de moyens de transport. Cette profession a toujours fait preuve d’une grande réactivité. Le virage actuel des nouvelles motorisations est une véritable opportunité pour rappeler à nos partenaires que nous sommes les spécialistes de l’adaptation et que nos véhicules tractés par des chevaux ou des moteurs électriques sauront toujours servir les professionnels en leur garantissant qualité, sécurité et conception durable. Légitimement je suis convaincu que nous devons être force de proposition au plan technique et nous placer en leader d’influence dans les orientations européennes comme pour les poids et dimensions dont l’impact est fort sur la consommation et donc l’environnement. »

- Dans quelques semaines s’ouvriront les portes de « votre » salon, Solutrans à Lyon. Quels développements voyez-vous pour cette vitrine de la profession à la dimension européenne aujourd’hui ?
« La morosité ambiante a affecté la dynamique du salon au début, mais je suis heureux de constater que de nombreux dossiers d’innovation sont présentés et que les exposants préparent avec détermination cette édition 2010. Véritable vitrine de notre savoir-faire nous étudions très sérieusement le développement de salons similaires à l’international : en Europe Centrale et en Afrique du Nord par exemple. J’espère que 2011 verra les premiers aboutissements de ce projet. »

- Vous exercez depuis 45 ans la profession de chef d’entreprise dans le vaste secteur de la carrosserie industrielle. Quelles sont les grandes étapes que vous avez pu vivre en près d’un demi-siècle d’activité ?

« Au plan industriel, l’arrivée du numérique et l’automatisation a révolutionné les métiers. On a employé de nouveaux matériaux comme la fibre, la résine, les colles et les plastiques en place du bois, du fer ou de l’aluminium. Tout ceci nous a permis de déployer beaucoup de créativité mais nous a confronté aux enjeux du respect de l’environnement.
Les technologies de l’information ont aussi accéléré les rythmes de négociation et élargi énormément notre périmètre d’influence, en particulier à l’international, tant dans les ventes que dans la production et les achats. 
Enfin, il me semble, que le 21ème siècle est marqué par l’intégration permanente des préoccupations en matière de développement durable dans le process industriel tant au niveau des produits que pour la planète et les hommes qui la peuplent. »

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