Accueil > Sécurité et Environnement > Connaissez-vous le DVS ?

Connaissez-vous le DVS ?

Assistance à la conduite en sécurité, une nouvelle étape obligatoire vers la ville nouvelle génération ?

Avec le nouveau programme de sécurité routière initié à Londres cet automne, il ne suffit plus d’avoir une motorisation propre pour pouvoir livrer en ville…

Les normes de vision directe instaurées dans ce programme londonien imposent de nouvelles configurations pour la sécurité de tous en ville et ce sont les camions qui seront impactés dans ce nouveau cap vers les villes nouvelle génération. Et si cette mesure s’avère positive, elle sera sensiblement reprise par les responsables municipaux du monde entier.

Le but de ce programme est avant tout d’éviter les accidents liés aux usagers piétons et cyclistes dans les rues des grandes agglomérations.
En effet, il est facile de constater que les angles morts des camions et le fait que même le conducteur le plus attentif et le plus expérimenté ne peut porter son attention sur tous les angles de son véhicule de manière simultanée, nous parlons ici, bien entendu, de véhicules non-équipés de capteurs et de caméras.

PNG - 230.8 ko

De plus, une étude récente révèle des résultats inquiétants mettant en évidence que, dans les rues de Londres, les poids lourds sont impliqués dans 63% des collisions mortelles avec des cyclistes et dans 25% des décès concernant des piétons. Cela malgré le fait que les déplacements des poids lourds ne représentent que 4% du total des kilomètres parcourus par des véhicules en ville (il faut avoir en tête que la circulation à Londres est déjà très réglementée et le trafic moins dense en moyenne que dans nos métropôles continentales au global).

Pour répondre à cette problématique accidentogène, le programme DVS* s’insert dans un dispositif global ambitieux, qui a pour objectif de supprimer le nombre de décès et de blessures graves en ville pour l’horizon 2041.

Il a été décidé qu’aux termes du programme de vision directe (DVS*), les camions seront classés selon l’amplitude du champ de vision du conducteur à l’intérieur de la cabine. Selon un communiqué de Brigade Electronics, fournisseur de dispositifs de sécurité automobile : « Les véhicules de plus de 12 tonnes se verront attribuer une cote de sécurité, et seuls les véhicules répondant aux exigences minimales en matière de vision directe ou capables de présenter des mesures équivalentes de réduction des risques pour les usagers de la route vulnérables se feront délivrer un permis de sécurité leur permettant de circuler dans les rues de Londres. Les poids lourds de tous les autres pays devront également se conformer à ces normes.
Toujours selon la même source « Les poids lourds seront classés selon un barème de zéro (cote la plus faible) à cinq (cote la plus élevée), en fonction de la visibilité dont dispose le conducteur lorsqu’il regarde à travers les vitres de la cabine, par opposition à ce qu’il peut observer indirectement par le biais de rétroviseurs ou de caméras de sécurité.

D’ici à octobre 2020, tous les poids lourds ayant obtenu une cote de sécurité de zéro seront interdits de circulation en ville ; et d’ici à 2024, seuls les poids lourds de catégorie trois étoiles ou plus seront autorisés à circuler dans Londres.

On estime que sur les 188 000 poids lourds opérant actuellement à Londres, 35 000 seraient interdits d’ici à 2020, ce chiffre atteignant 94 000 d’ici à 2024. Cependant, les exploitants seront en mesure d’adapter leurs véhicules aux normes requises en installant des équipements de sécurité supplémentaires, y compris : caméras latérales et moniteurs, systèmes de détection par ultrasons et alarmes sonores. »

Fort de ce nouveau programme, qui va certainement faire des émules (les grandes agglomérations en premier lieu notamment) hors du Royaume-Uni et pour cause l’Union Européenne s’intéresse déjà officiellement à ce programme, il est fort à parier que les véhicules dernière génération équipés de capteurs, de caméras et d’assistance à la conduite vont devenir la norme des années à venir, en outre ils devront évidemment être motorisés avec des systèmes hybrides ou énergies vertes.

Pour les fournisseurs de services de transport qui voudraient encore utiliser leurs véhicules de livraison actuels, si leur motorisation est adaptée aux zones urbaines et péri-urbaines, des équipements de sécurité ajoutés au véhicule peuvent aussi être envisagés à condition qu’ils répondent au cahier des charges du programme DVS*.

Infos complémentaires pour étayer le sujet : une étude effectuée par le Transport Research Laboratory (Laboratoire britannique des recherches en matière de transport) au Royaume-Uni et par le Centre Européen d’Études de Sécurité et d’Analyse des Risques (CEESAR) a permis de constater que les dispositifs de sécurité des véhicules tels que les capteurs, étaient 50 % plus efficaces pour réduire le nombre de décès et de blessures que le fait de modifier la conception des véhicules (cabine abaissée et porte passager équipée de parties translucides).

L’étude a également révélé que les mesures de sécurité actives (assistance à la conduite en sécurité) attiraient l’attention du conducteur sur la zone de sécurité critique et les usagers de la route vulnérables.

CGM pour Truckeditions


PNG - 1.3 Mo




* DVS : « Direct Vision Standards ».

Exemple d’équipements sécurité pour répondre aux normes de Vision Directe

Les derniers articles de Sécurité et Environnement

Joint venture Volvo et Daimler pour une Europe neutre en carbone

Daimler et Volvo se rapprochent pour accélérer le développement des piles à combustible destinées aux poids lourds

Entre mondialisation et monopole des grandes puissances économiques concernant la fabrication des batteries, Volvo et la division camions de Daimler ont décidé de créer une joint venture pour développer et produire des piles à combustible (hydrogène) pour véhicules lourds.

Les deux entreprises ont déclaré qu’elles seront des partenaires à part égale dans la nouvelle coentreprise. Daimler Truck intégrera toutes ses activités actuelles déjà amorcées et à venir dans les piles à combustible (hydrogène) dans la coentreprise, et le groupe Volvo investira afin d’être partenaire pour moitié dans l’entreprise à hauteur de environ 600 millions d’euros (652 millions de dollars)

Un transport neutre en CO2 d’ici à 2050 est le but ultime de DAIMLER

Les accords de Paris, un challenge seulement européen ?

Alors que les Etats-Unis ont décidé de se retirer des accords de Paris, le groupe Daimler réaffirme son intérêt positif pour cet engagement décisif et démontre par la même que l’innovation continue plus que jamais de faire partie de son histoire, en se fixant pour objectif d’ici 2039 la fabrication de véhicules totalement neutre en CO2, bus et camions confondus, avec dès 2022, une production neutre en CO2 dans les usines d’Europe, l’expression « du puits à la roue » pourra ainsi être enfin concrètement illustrée.